Les Demoiselles de Bruxelles
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Comme un parfum de comics – ce que porte la femme faucon

Par Sun Jae le 08 Avr 2015 dans Beauty

Dans l’univers des comics, les origines de Hawkgirl, de son vrai nom Shayera Hol, doivent être de celles des plus compliquées qui soient, passant par une déité de l’Egypte ancienne, une réincarnation ou une extraterrestre. Faites votre choix. Un exemple parfait du bordel que peuvent parfois êtres les univers de DC Comics. La plus connue reste cependant celle de l’extraterrestre provenant de la planète Thanagar.

Hawgirl, je dois bien l’avouer, est un de mes personnages préférés. Déjà, elle se bat avec une masse. Dans le genre grosse bourrine, on fait difficilement mieux. Du coup, j’avais choisi pour elle un parfum assez masculin. Mais cela ne représentait pas toute la complexité de cette super héroïne à l’histoire si variée. Car Hawkgirl n’a pas eu une vie de tout repos. Elle connut déboires amoureux, trahison, rejet, tromperie, doute, et elle est représentée aussi bien en garçon manqué qui aime cogner et boire comme un trou qu’en femme fragile qui a subit un peu trop de malheurs en une fois.

Pour interprété tout ceci, et y incorporer aussi l’aspect déité égyptienne, j’ai donc de suite penser à Passage d’Enfer de l’Artisan Parfumeur.

Hawkgirl

 

 Passage d’Enfer: créé par Olivia Giacobetti pour L’Artisan Parfumeur, 1999

Hawkgir: créée par Gardner Fox, Dennis Neville et Sheldon Moldoff, 1940

Illustration: inconnue

Créé en 1999 pour le passage à l’an 2000, Passage d’Enfer est un parfum envoûtant, enrobant, doux mais aussi très masculin, et renfermant une part de ténèbre évidente. Composé d’encens, de lys blanc et de musc, on peut facilement s’imaginer une odeur d’église à la limite du caricatural. Ors il n’en est rien. Le génie de la créatrice de cette merveille, Olivia Giacobetti, en a fait une fragrance légère et franche au caractère pourtant bien trempé. Sur moi Passage d’Enfer s’adoucit très vite pour laisser un sillage d’encens que je qualifierai de grillé, mêlé de bois subtilement brûlé et d’une touche de lys blanc qui lui apporte cette luminosité lui empêchant de sombrer dans une messe pour funérailles. Sur mouillette par contre (ou sur une autre peau), il reste plus dur, plus aventureux, plus sombre.

Hawkgirl, le garçon manqué qui vole en hurlant comme une barbare, prête à écraser la tronche des méchants pas beaux d’un seul coup. Hawkgirl, la divinité égyptienne aux côtés de son aimé. Hawkgirl, l’extraterrestre envoyée sur Terre pour espionner les humains et préparer une invasion pour protéger Thanagar. Hawkgirl, enfin, trahie, qui doute, tombe amoureuse de John Stewart (Green Lantern) avant de rejoindre la Justice League pour un combat épique contre Darkseid.

Un personnage difficile à cerner si l’on veut tout connaître d’elle, ou au contraire une héroïne drôle, balaise, un rien colérique mais aussi belle et fragile qui méritait un parfum digne de sa grandeur d’âme tout en respectant cette part de ténèbre mais aussi de recherche de soi.

Thanagarement vôtre,

Sun Jae

 

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