Les Demoiselles de Bruxelles
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Jan Jambon et les fausses excuses

Par Valerie le 15 Oct 2014 dans Bien Etre, Opinion

Après avoir tenu des propos sur la collaboration, notre nouveau ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, nous a fait une belle démonstration de fausses excuses. Alors, comment ça fonctionne, pourquoi cela sonne creux et comment s’excuser véritablement… On fait le point.

jan jambon

« Je suis sincèrement désolé que tu le prennes comme ça ». Ca ressemble à des excuses, cela a la couleur des excuses, mais ce ne sont pas des excuses… Jan Jambon a eu beau faire bonne figure, le courant n’est pas passé quand il a voulu s’excuser de ses propos concernant la collaboration durant la Seconde Guerre Mondiale (on vous renvoie à ce sujet au billet de Fabrice Grosfilley, pour plus d’infos).

En psycho, cette formulation ou ses variantes (comme regretter que cela ait blessé quelqu’un ou la polémique suscitée) permet d’arrondir les angles, de faire un pas vers l’autre sans pour autant renier ses propos.

 

C’est par exemple une très bonne méthode face à un manipulateur qui s’énerve de vous voir lui tenir tête. On peut déplorer l’ambiance délétère sans pour autant faire un pas en arrière. C’est aussi une très bonne méthode utilisée par les manipulateurs pour faire croire qu’ils s’excusent alors qu’ils n’en pensent pas moins.

 

L’un comme l’autre, ce type de formulation laisse un goût amer en bouche. Parce que c’est creux, sous couvert de fausse empathie et qu’on en ressort en ayant gentiment l’impression d’avoir été pris pour un(e) imbécile.

 

Alors, me direz-vous, comment fait-on de véritables excuses ? Quand on est désolé(e) d’une situation, on peut en effet commencer par regretter l’effet provoqué par les paroles et/ou actions. On continue en revenant sur ce qui a été posé, sincèrement, ou en clarifiant la situation. Et si on regrette vraiment, et c’est là toute la différence, il y a réparation.

 

C’est au final la partie la plus importante, qui démontre une véritable volonté de s’excuser. Une étape qui est souvent remplacée par une punition (on pense aux enfants) mais qui a dès lors une portée beaucoup moins forte.

 

Les deux étapes idéales des excuses complètes, la demande de pardon et la réparation, sont la preuve d’une véritable empathie, qu’on peut difficile feindre. Et elles ont le mérite de marquer l’esprit de votre interlocuteur, de lui offrir la considération dont il s’estimait lésé et d’apaiser les tensions.

Alors oui, ce n’est pas toujours pratique. Et si le principe de réparation devait s’appliquer en politique, on n’en aurait pas fini. D’un autre côté, ils passeraient peut-être un peu moins de temps à se tirer dans les pattes et un peu plus à travailler…

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